Vendredi 6 mars :Tokyo décompression, en route vers kyoto


Lever 8h et petit déjeuné toasté au Ryokan, nous faisons le check up et réservons une chambre idem pour le 12/3 dernier jour prévu au Japon. C’est un très bon rapport accessibilité, qualité prix.  Retour vers la gare Ueno, métro vers 9H puis métro pour la gare tokyo (avec accent sur les deux o) centrale (celle d’hier)  et l’on attend de pouvoir rentrer dans le Shinkansen en admirant l’incroyable ballet des agents des services de nettoyage de ce train (voir plus bas). Puis Shinkansen  pour kyoto (trajet 2h30). Le trajet suit très majoritairement des plaines denses bordées de montagnes parfois enneigée : nous ne verrons pas le mont fuji cette fois car le temps est gris. Dès que le terrain est plat, la densité est forte ou très forte, un long continuum urbain. Les montagnes sont vierges et ne comportent  quasiment pas de constructions.

A propos du salut japonais : C’est imporant le salut toujours à distance  sans jamais se toucher. Par exemple, le contrôleur du shinkansen rentre dans le wagon 30s après votre installation avec un salut général à l’ensemble du wagon, puis il contrôle avec quelques courbettes complémentaires, il sort enfin du wagon avec un salut, puis il fait son inspection nettoyage toujours en saluant en entrant et sortant du wagon. Quel est l’état de sa colonne vertébrale après 30 ans d’un pareil métier ? en tous les cas il nous enchante ! De même chaque distributeur automatique vous dit au revoir avec un icone qui vous fait le salut mi-corps. L’homme salue les bras calé le long du corps, la femme salue avec le geste des deux mains jointes, plus la personne à saluer le mérite, plus on se courbe… 
Au Japon c’est bien de savoir dire  merci « arigatō » ou merci beaucoup « Dōmo arigatō ». La  formule de politesse renforcée est  « Dōmo arigatō gozaimashita » très souvent employé par les vendeurs dans les magasins, réceptions, etc… Mais le « gozaimashita » ne doit pas être employé par l’acheteur ou le touriste. Plus de détail sur ces subtilités langagières ici.

A propos de la solitude Niponne : on ne sait pas si l’impression d’une paire de frais touristes au soleil levant est justifié, mais les gens font beaucoup d’activités seuls. Par exemple, nous avons assisté à un modèle de travail à la chaine : la séance de nettoyage du Shinkansen avant le démarrage du Shinkansen. 10 mn avant le départ du train, une armée de technicien/ienne de surface se poste à chaque porte des 16 wagons du Shinkansen. Ils ont 5 mn pour faire le nettoyage complet retournement des sièges, changement des appuis têtes, coup de balais et sacs poubelles. Forte concentration sur les tâches, personne ne parle. A 5 mn du départ du train, les nettoyeurs laissent un espace impeccable et repartent l’un après l’autre sans échanger un mot vers le prochain labeur (un autre Shinkansen à nettoyer). La fraternité salariale et la pause-café (ce que les anglais appellent le « small talk ») semblent inexistantes.   Autre exemple dans le métro, personne ne se parle. Ce n’est pas un silence pesant, car en permanence une radio, une speakerine, une pub, un bruit électrique d’oiseau ou de court d’eau artificielle vous assaille. Il n’y a donc pas de vrai silence, mais dans la rue et l’espace public, on ne se parle pas. Beaucoup de gens mangent seuls dans les restaurants. Bref ici c’est silence et radio.  C’est très certainement la même chose sur la ligne 14 le matin à 9h, mais force de l’habitude, on ne s’en aperçoit pas.   

Métro de Tokyo : le masque et le mobile


Le Shinkansen et le rail  : Le Shinkansen (TGV) est superbe, long blanc avec un nez effilé et des yeux bridés. A l’intérieur, il ressemble très fortement aux nouveaux trains à grande vitesse chinois. Banquettes à 3 + 2 places, larges couloir et bizarrement dans un pays à population de plutôt petite taille, il y a  plein de place pour les jambes. Bien sûr, électricité et ordinateur à gogo. Il y a  du personnel de service en pagaille,  Il va vite n’est pas fatiguant, un chouette TGV ; bref Shinkan-zen.  Nous allons profiter de ce réseau avec notre carte inter-rail toute cette semaine.  Le réseau du rail est incroyablement déevloppé et efficace ici. Il est organisé par de multiple compagnie mais il y a une très forte intération de toutes les lignes. Grosso modo, le TGV, le train, le RER le métro est toujours à l’heure; On ne l’attend jamais car le débit est fort et constant, il est rapide,  propre, les gares aussi sont propres : pas un mégot sur le macadam de Tokyo… On fait beaucoup de changements mais ceux-ci sont rapides et bien organisés. Il faut un petit temps d’adaptation pour les indications de destination et tableaux d’horaires, mais c’est les explications sont très pédagogiques avec des écrans partout. Comme en Chine, les trains, métro sont immenses : très large et long assurant un débit maximum en heure de pointe. Le débit à Chatelet RER A à 9h est une affluence de seconde zone… Certaines gares sont incroyables et de vrai villes en sous-sol…

Shinkan-zen 

    
Arrivée à 13h à la gare de Kyoto, nous ajustons bien le repérage du prochain Ryokan Asuhara et nous le trouvons sans problème caché à 15 mn à pied de la gare. Ici Kyoto est tout de même moins dense que Tokyo mais cela reste une grande ville et l’on cherche la verdure… Anciennement ville impériale, elle comporte une cité d’empereur que nous cherchons à découvrir.  Nous sortons du métro et l’on cherche l’entrée de la cité qui n’est pas indiqué, c’est un grand parc type parc saint clou avec au centre  de très longs murs qui cachent l’empereur de la foule. Mais tout est clôt rien est indiqué, on fait à pied le tour du parc pour s’apercevoir que seul les cars de touristes avec réservation peuvent rentrer dans l’enceinte. Décidément nous n’avons pas de chance avec l’empire, l’impérialisme et ses cités  (confer plus haut nos déboires de premier jour à Tokyo).


Nous rentrons donc un peu dépités par cette première approche Kyotoïte. Le responsable du Ryokan nous fait alors une leçon très appuyée sur sa demeure, son mode de fonctionnement,  les us et coutumes : les pantoufles pour le couloir, les autres pour les toilettes, les chaussettes dans la chambre à futon, les heures de bains Onsen, la douche en dehors des heures, etc… bref on se chausse et déchausse 40 fois par jour au Japon et on se lave à minima 2 fois dans la journée, tous est organisé pour que cela se passe comme cela. Nous nous reposons tout de même un peu, puis nous sortons diner dans un bouiboui japonais OK pour rentrer et regarder un film de benoit Jacquot : 3 cœurs avec B. Pelvorde (Excellent), assez bon film,  bien français…

Par ici la suite ...

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