Lever 8h et petit déjeuné toasté au Ryokan, nous faisons le
check up et réservons une chambre idem pour le 12/3 dernier jour prévu au Japon.
C’est un très bon rapport accessibilité, qualité prix. Retour vers la gare Ueno, métro vers 9H puis
métro pour la gare tokyo (avec accent sur les deux o) centrale (celle d’hier) et l’on attend de pouvoir rentrer dans le Shinkansen
en admirant l’incroyable ballet des agents des services de nettoyage de ce
train (voir plus bas). Puis Shinkansen pour kyoto (trajet 2h30). Le trajet suit très
majoritairement des plaines denses bordées de montagnes parfois enneigée :
nous ne verrons pas le mont fuji cette fois car le temps est gris. Dès que le
terrain est plat, la densité est forte ou très forte, un long continuum urbain.
Les montagnes sont vierges et ne comportent
quasiment pas de constructions.
A propos du salut
japonais : C’est imporant le salut toujours à distance sans jamais se toucher. Par exemple, le
contrôleur du shinkansen rentre dans le wagon 30s après votre installation avec
un salut général à l’ensemble du wagon, puis il contrôle avec quelques
courbettes complémentaires, il sort enfin du wagon avec un salut, puis il fait
son inspection nettoyage toujours en saluant en entrant et sortant du wagon.
Quel est l’état de sa colonne vertébrale après 30 ans d’un pareil métier ?
en tous les cas il nous enchante ! De même chaque distributeur automatique
vous dit au revoir avec un icone qui vous fait le salut mi-corps. L’homme salue
les bras calé le long du corps, la femme salue avec le geste des deux mains
jointes, plus la personne à saluer le mérite, plus on se courbe…
Au Japon c’est bien
de savoir dire merci « arigatō » ou merci beaucoup « Dōmo
arigatō ». La formule de politesse
renforcée est « Dōmo arigatō gozaimashita » très souvent employé par
les vendeurs dans les magasins, réceptions, etc… Mais le « gozaimashita »
ne doit pas être employé par l’acheteur ou le touriste. Plus de détail sur ces subtilités langagières ici.
A propos de la
solitude Niponne : on ne sait pas si l’impression d’une paire de frais
touristes au soleil levant est justifié, mais les gens font beaucoup d’activités
seuls. Par exemple, nous avons assisté à un modèle de travail à la chaine :
la séance de nettoyage du Shinkansen avant le démarrage du Shinkansen. 10 mn
avant le départ du train, une armée de technicien/ienne de surface se poste à
chaque porte des 16 wagons du Shinkansen. Ils ont 5 mn pour faire le nettoyage
complet retournement des sièges, changement des appuis têtes, coup de balais et
sacs poubelles. Forte concentration sur les tâches, personne ne parle. A 5 mn
du départ du train, les nettoyeurs laissent un espace impeccable et repartent
l’un après l’autre sans échanger un mot vers le prochain labeur (un autre Shinkansen
à nettoyer). La fraternité salariale et la pause-café (ce que les anglais
appellent le « small talk ») semblent inexistantes. Autre
exemple dans le métro, personne ne se parle. Ce n’est pas un silence pesant,
car en permanence une radio, une speakerine, une pub, un bruit électrique
d’oiseau ou de court d’eau artificielle vous assaille. Il n’y a donc pas de
vrai silence, mais dans la rue et l’espace public, on ne se parle pas. Beaucoup
de gens mangent seuls dans les restaurants. Bref ici c’est silence et radio. C’est très certainement la même chose sur la
ligne 14 le matin à 9h, mais force de l’habitude, on ne s’en aperçoit pas.
| Métro de Tokyo : le masque et le mobile |
Le Shinkansen et le
rail : Le Shinkansen (TGV) est superbe, long blanc avec un nez effilé
et des yeux bridés. A l’intérieur, il ressemble très fortement aux nouveaux
trains à grande vitesse chinois. Banquettes à 3 + 2 places, larges couloir et
bizarrement dans un pays à population de plutôt petite taille, il y a plein de place pour les jambes. Bien sûr,
électricité et ordinateur à gogo. Il y a
du personnel de service en pagaille,
Il va vite n’est pas fatiguant, un chouette TGV ; bref
Shinkan-zen. Nous allons profiter de ce réseau avec notre carte inter-rail
toute cette semaine. Le réseau du rail
est incroyablement déevloppé et efficace ici. Il est organisé par de multiple
compagnie mais il y a une très forte intération de toutes les lignes. Grosso
modo, le TGV, le train, le RER le métro est toujours à l’heure; On ne l’attend
jamais car le débit est fort et constant, il est rapide, propre, les gares aussi sont propres :
pas un mégot sur le macadam de Tokyo… On fait beaucoup de changements mais
ceux-ci sont rapides et bien organisés. Il faut un petit temps d’adaptation
pour les indications de destination et tableaux d’horaires, mais c’est les
explications sont très pédagogiques avec des écrans partout. Comme en Chine,
les trains, métro sont immenses : très large et long assurant un débit
maximum en heure de pointe. Le débit à Chatelet RER A à 9h est une affluence de seconde zone… Certaines gares sont incroyables et de vrai villes
en sous-sol…
![]() |
| Shinkan-zen |
Arrivée à 13h à la gare de Kyoto, nous ajustons bien le
repérage du prochain Ryokan Asuhara et nous le trouvons sans problème caché à
15 mn à pied de la gare. Ici Kyoto est tout de même moins dense que Tokyo mais
cela reste une grande ville et l’on cherche la verdure… Anciennement ville
impériale, elle comporte une cité d’empereur que nous cherchons à découvrir. Nous sortons du métro et l’on cherche l’entrée
de la cité qui n’est pas indiqué, c’est un grand parc type parc saint clou avec
au centre de très longs murs qui cachent
l’empereur de la foule. Mais tout est clôt rien est indiqué, on fait à pied le
tour du parc pour s’apercevoir que seul les cars de touristes avec réservation
peuvent rentrer dans l’enceinte. Décidément nous n’avons pas de chance avec
l’empire, l’impérialisme et ses cités (confer plus haut nos déboires de
premier jour à Tokyo).
Nous rentrons donc un peu dépités par cette première approche
Kyotoïte. Le responsable du Ryokan nous fait alors une leçon très appuyée sur
sa demeure, son mode de fonctionnement,
les us et coutumes : les pantoufles pour le couloir, les autres
pour les toilettes, les chaussettes dans la chambre à futon, les heures de
bains Onsen, la douche en dehors des heures, etc… bref on se chausse et déchausse
40 fois par jour au Japon et on se lave à minima 2 fois dans la journée, tous
est organisé pour que cela se passe comme cela. Nous nous reposons tout de même
un peu, puis nous sortons diner dans un bouiboui japonais OK pour rentrer et
regarder un film de benoit Jacquot : 3 cœurs avec B. Pelvorde (Excellent),
assez bon film, bien français…
Par ici la suite ...
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