Lundi 9 mars : transit Nara-Konya


Lever 7h et footing en haut des temples, il fait froid et humide, mais cela passe en grimpant sur les montagnes environnantes et en slalomant entre les temples.  Retour au Ryokan pour un petit déjeuner japonais (délicieux saumon avec arrêtes). Marche jusqu’à la gare où l’on nous apprend que la ligne directe Nara Osaka a un problème (rare sur les trains ici). Il nous faut donc repasser par Kyoto et cela va compliquer un peu cette journée de transit.

La gare de Kyoto

Au final après 5 trains classiques, un train à câble (qui grimpe la montagne à 45°) et un petit bus en fin de course, nous arrivons autour de 16h  à Koyansan, centre de retraite bouddhique avec quelques débords touristiques.Il pleut à grosses goutte ce qui assombrit un peu la montagne

On nous loge dans une sorte de 3 pièces tatamis donnant sur jardin. C’est grand mais un peu vieux style, pas dépouillé comme attendu, on sent que tout cela a vécu. Avec Béatrice nous  connaissons un moment de perplexité car cet endroit est un peu le bout du voyage et nous ne savons pas très bien comment nous en sortirons. J’avais prévu d’aller à Hakone via Osaka et Odawara ensuite, mais cette journée de transit nous fait réfléchir et on pense raisonnable  de squeezer Hakone et rentrer un jour plus tôt à Tokyo Mercredi.  Bon nous verrons… 

A 17h30, un moine vient nous chercher pour un repas 100% végétarien avec de nombreux petits plats chauffés par des bougies. Nous mangeons ces délices tous les deux assis en tailleur seuls dans une grande pièce dépouillée. Le temple est grand, je ne connais pas le nombre de membres permanents qu’il contient, mais il dispose de plus de 60 chambres qui sont presque toutes vides à cette période de l’année. A 18h10 précise nous avons terminé de manger ! C’était chouette, il continue cependant de pleuvoir averse. En soirée, nous avons « elle l’adore » de Jeanne Henri avec S. Kiberlmain et Laurent Lafitte, encore un bon film.

Dinette végétale monastique


A propos des Toilettes électriques : du fait de notre condition de touriste itinérant nous avons fréquentés de multiples lieux publics semi publics ou privé pour la toilette et les petits soins du quotidien. Sur ce sujet, on revient du Japon avec une vision complètement transformée. D’abord les sièges des toilettes sont tous chauffants, ce qui surprend au départ lorsque l’on prend position.  S’il semble possible de chauffer le derrière de 125 Millions de Japonais, il faut à montre avis mettre le haut là à ces pratiques dispendieuse d’énergie électrique, le climat ne survivrait pas à une généralisation planétaire de ces pratiques pour 10 Milliards de derrières. Deuxième détail : le jet nettoyant. En fin d’opération,  vous disposez d’un lavage automatique. En appuyant sur un bouton, il y a envoie un jet d’eau tiède bien placé pour le nettoyage des cochonneries qui restent sur le corps. Le jet est réglable en température et pression. On peut aussi ajuster la durée du jet...

Très souvent le réservoir d’eau des toilettes fait aussi  lavabo dans sa partie supérieure, il est alimenté par un petit robinet qui laisse couler l’eau dans le pseudo lavabo qui n’est pas étanche et laisse filer l’eau dans le réservoir. Inutile ainsi d’ajouter un lavabo lave main à côté des toilettes, il est directement inclut dans l’engin de base. Un système ingénieux de chaufferie/ aération garantie une température et des conditions sanitaires parfaites. Enfin on dispose sur la lunette électrique chauffante d’un petit bouton qui déclenche un bruit de court d’eau ou de chants de cigales qui couvrent les  bruits superflus émis par votre corps…

Par ici la suite ...

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