Dimanche en fin d’après-midi, nous quittons les enfants qui
s’apprêtent à reprendre leurs activités
scolaires et universitaires. Nous prenons le RER direct de 18h08 pour Roissy
Terminal 1, celui des grands voyages. Excitation maximale, presque 15 jours en
voyage à deux, nous n’avons pas fait cela depuis la naissance de Jacques…
Béa emmène un barda habituel, je suis équipé assez léger mais
j’ai tout de même emporté l’écran portable avec un clavier adapté à mes doigts
mal-agiles. Depuis la mise en rebut du blackberry, impossible de taper un
journal de voyage sur des téléphones à écran tactile… Je pourrai donc m’atteler
à ce journal de voyage, directement en saisie numérique, ce qui n’avait pas été
le cas l’an dernier lors du périple sud-Maroc, Andalousie. Les photos seront
prises par l’artiste Béa comme toujours. L’aéroport est presque vide, les
formalités sont vite faites. Il nous reste
2 heures pour boucler les derniers mails.
Trajet direct de presque 12 heures via la compagnie
japonaise ANA. Evidemment c’est un peu long mais il y a les derniers films
d’Hollywood pour passer le temps (Imitation game, Foxcatcher, birdman :
rien de transcendant[1]...).
Nous passons près du pôle Nord de nuit, Belle vue d’avion sur la steppe
sibérienne, puis l’avion traverse un bout de mer de Chine, le Nord du japon
très montagneux et enneigé et longe toute la côte Nord Est du Japon pour
atterrir presque dans l’eau sur la piste de l’aéroport d’Haneda, Tokyo.
![]() |
| Tokyo dans sa baie, mont Fuji en arrière plan |
Avec
quelques difficultés de repère nous prenons un métro qui nous mène directement
dans le quartier d’Asuka où nous avons réservé notre premier Ryokan . Il est
18h mais désormais lundi, il fait nuit, c’est l’heure de pointe pour les
retours du bureau. On sent la grande ville, des salariés fatigués qui rentrent
chez eux et nous sommes touristes jetlag. Les lignes de métro sont
repérables avec des lettres et des n° de
station comme à la bataille naval. Il y a aussi les noms des principales
stations sur les plans en caractères occidentaux, mais sur le plan que nous
avons récupéré les noms des stations secondaires sont mentionnés en caractères
japonais de haut en bas… Arrivée à la
station Asakusa (1h de l’aéroport), nous nous perdons dans ce quartier d’Asakusa
car j’avais noté une mauvaise adresse
d’hôtel.
Nous trouvons le Ryokan
Shingetsu dans une rue calme à proximité du temple et des rues
touristiques, avec les marchands qui vont avec. Nous nous installons avec plaisir
dans une chambre avec tatami, thé et futons à gogo. Nous allons manger dans un
bouiboui, 2 rues plus loin, quelques raviolis (Gyoza) avec une pâte mal identifiée verte à
l’intérieur et beaucoup d’ail. Au moment de passer au plat de résistance, ils
nous mettent dehors car il est 20h est cela ferme. Nous nous apercevrons que
c’est courant, la soirée se termine tôt, l’heure japonaise n’est pas d’espagnole. Nous compensons en achetant
quelques fruits au supermarché du coin. Les supermarchés sont uniquement alimentaires, avec
la moitié des rayons consacrés aux condiments. Retour tôt vers le ryokan et
l’on se couche illico, nous avons une nuit à rattraper.
| Embarquement pour le Japon ; maux de mer de Chine possibles... |
Plutôt une bonne nuit avec l’aide d’un cachet en milieu de
nuit pour compenser le décalage. L’art de la literie est porté à un haut
niveau, le futon japonais et sa couette, ouah !
Par ici, la suite...
Par ici, la suite...
[1] Depuis
« Mud », le cinéma américain n’est vraiment pas inspiré.
(« c’est un point de vue », le mien !)

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