Dimanche 1ier et lundi 2 mars : arrivée fatigués au levant

Dimanche en fin d’après-midi, nous quittons les enfants qui s’apprêtent  à reprendre leurs activités scolaires et universitaires. Nous prenons le RER direct de 18h08 pour Roissy Terminal 1, celui des grands voyages. Excitation maximale, presque 15 jours en voyage à deux, nous n’avons pas fait cela depuis la naissance de Jacques…

Béa emmène un barda habituel, je suis équipé assez léger mais j’ai tout de même emporté l’écran portable avec un clavier adapté à mes doigts mal-agiles. Depuis la mise en rebut du blackberry, impossible de taper un journal de voyage sur des téléphones à écran tactile… Je pourrai donc m’atteler à ce journal de voyage, directement en saisie numérique, ce qui n’avait pas été le cas l’an dernier lors du périple sud-Maroc, Andalousie. Les photos seront prises par l’artiste Béa comme toujours. L’aéroport est presque vide, les formalités sont vite faites. Il nous reste  2 heures pour boucler les derniers mails.

Trajet direct de presque 12 heures via la compagnie japonaise ANA. Evidemment c’est un peu long mais il y a les derniers films d’Hollywood pour passer le temps (Imitation game, Foxcatcher, birdman : rien de transcendant[1]...). Nous passons près du pôle Nord de nuit, Belle vue d’avion sur la steppe sibérienne, puis l’avion traverse un bout de mer de Chine, le Nord du japon très montagneux et enneigé et longe toute la côte Nord Est du Japon pour atterrir presque dans l’eau sur la piste de l’aéroport d’Haneda, Tokyo.

Tokyo dans sa baie, mont Fuji en arrière plan 

Avec quelques difficultés de repère nous prenons un métro qui nous mène directement dans le quartier d’Asuka où nous avons réservé notre premier Ryokan . Il est 18h mais désormais lundi, il fait nuit, c’est l’heure de pointe pour les retours du bureau. On sent la grande ville, des salariés fatigués qui rentrent chez eux et nous sommes touristes jetlag. Les lignes de métro sont repérables  avec des lettres et des n° de station comme à la bataille naval. Il y a aussi les noms des principales stations sur les plans en caractères occidentaux, mais sur le plan que nous avons récupéré les noms des stations secondaires sont mentionnés en caractères japonais de haut en bas…  Arrivée à la station Asakusa (1h de l’aéroport), nous nous perdons dans ce quartier d’Asakusa  car j’avais noté une mauvaise adresse d’hôtel.

Embarquement pour le Japon ; maux de mer de Chine possibles...
Nous trouvons le Ryokan  Shingetsu dans une rue calme à proximité du temple et des rues touristiques, avec les marchands qui vont avec. Nous nous installons avec plaisir dans une chambre avec tatami, thé et futons à gogo. Nous allons manger dans un bouiboui, 2 rues plus loin, quelques raviolis (Gyoza)  avec une pâte mal identifiée verte à l’intérieur et beaucoup d’ail. Au moment de passer au plat de résistance, ils nous mettent dehors car il est 20h est cela ferme. Nous nous apercevrons que c’est courant, la soirée se termine tôt, l’heure japonaise n’est pas d’espagnole. Nous compensons en  achetant quelques fruits au supermarché du coin. Les supermarchés sont uniquement alimentaires, avec la moitié des rayons consacrés aux condiments. Retour tôt vers le ryokan et l’on se couche illico, nous avons une nuit à rattraper.

Plutôt une bonne nuit avec l’aide d’un cachet en milieu de nuit pour compenser le décalage. L’art de la literie est porté à un haut niveau, le futon japonais et sa couette, ouah !

Par ici, la suite...




[1] Depuis « Mud », le cinéma américain n’est vraiment pas inspiré. (« c’est un point de vue », le mien !)

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