Jeudi 5 mars : Tokyo sur-impressions


Bonne nuit en dépit d’insomnie. Lever Paul vers 7h pour un footing qui traverse le parc Ueno et tourne autour de l’étang adjacente. Je reprends une plaisanterie fine vue dans Rock n folk ; meilleur footing de tous les temps ! Temps superbe frais, bleu et beau. Petit déjeuner toast à l’hôtel après deux  petits déjeuners purs japonais, nous sommes assez contents de trouver des tartines grillées et de la marmelade d’orange.

Métro vers la gare centrale avec changement à couloirs interminables vers la Tokyo station, gare principale située au centre de Tokyo dans le quartier hyper bizness Nihonbashi où l’on marche plus vite qu’ailleurs et qui change radicalement du coin calme Yanataka du rokyan Sawanoya. Le coin fait penser à Grand central de NewYork. Dans le Métro tokyoïte, ce n’est pas la joie : une palanquée de personnes toujours seules, grises mine, avec très souvent un masque blanc sur le nez et un téléphone portable au bout des doigts. Un autre truc à propos du métro à Tokyo, les rames et les quais sont immenses, il y a donc un chauffeur à l’avant et un aide de camps dans la cabine arrière ; celui-ci fait une gymnastique remarquable pour indiquer à son collègue que la voie est libre, qu’il peut fermer les portes et repartir. Ces agents ont une gestuelle conditionnée impressionnante  (gants blancs, sifflet, casquette, gestes saccadés) et l’on comprend les kamikazes de la 2° guerre mondiale.

Nous allons sans problème activer notre JR pass (forfait de train libre sur tout le réseau Japan Railway)  d’une semaine que j’ai acheté à Paris et réserver notre trajet en train Shinkansen pour Kyoto demain : quelle organisation ! Ici, C’est un dédalle de halls et de couloirs mais les points d’informations touristiques sont bien fichus.

Nous traversons l’incroyable Tokyo Forum City Hall (Centre de conférence). Une prouesse architecturale des années 1990 avec un cube de verre en forme d’amande immense, enchâssé dans les grands immeubles alentour. C’est très, vraiment très, réussi. Que le palais des congrès parait moche, daté et sans avenir à côté de cela ! Béa prend une tonne de photos.

Tokyo Forum City Hall

Toujours dans le quartier de Nihonbashi, nous visitons ensuite le superbe musée Mitsibishi Ishibokan. Le musée est situé dans beau un bâtiment en brique rouge du 19° totalement rénové et  encadré d’imposants building (un peu comme St Patrick à New York) : cela prouve selon moi que l’alliance du neuf avec du vieux, cela peut marcher et c’est souhaitable. L’intérieur a été complétement refait pour un musée ultra moderne  avec l’argent de la florissante industrie automobile Nipponne. Une collection incroyable du 19° et début 20° : impressionnistes Manet, Monet, Renoir, Degas, Cezanne… Boudin, Redon … Bref plus riche que ce que l’on peut voir au musée d’Orsay.
L’essentiel de l’exposition en cours provient de la très riche collection de la famille américaine Melon de la national galery de washington (selon Béatrice toute droit sortie d’un roman d’Edith Warton=  tasty Melons !) Une carte de l’hexagone explique au nombreux visiteurs japonais où se trouve les villégiatures des impressionnistes : on localise  Argenteuil (encore !), Port Marly, Honfleur , Giverny… Un très Chouette moment.

Musée Mitsibishi Ishibokan : l'alliance du neuf avec du vieux

Puis à 2 pas, visite du musée Idemitsu où est exposé le travail de Hoan un peintre japonais du 20° qui fut influencé par la peinture de l’Ouest et fit ensuite  un retour vers le style japonais. Le musée est situé au 9° étage d’un immeuble avec vue sur la cité impériale et ses jardin. Il y a une rangée de fauteuil confortable et l’on se sert du thé vert à volonté tranquillement en rédigeant ce journal avec une belle vue sur tout Tokyo.

Nous faisons une pause autour de 14h dans un délicieux soup corner. Puis dans le quartier Ginza (équivalent de la 5° avenue) nous montons dans le sony buiding où nous allons faire une experience « haute résolution » écoute de variété japonaise ringarde combinée a  un spectacle de bougies sur écran en relief, bref sony est une boîte qui vit sur un passé glorieux (ex Walkman !) mais qui s’est fait complètement déborder par la high tech US.

Nous  visitons ensuite le Bridgestone muséum un peu plus au Nord dans le quartier de Kyobashi, de la peinture du 19 et 20°, là encore une chose qui nous semble incroyable 2/3 de peinture française, tous les impressionnistes, matisse,  unModigliani repérable entre tous, Picasso … Après les voitures, les pneus participent à la diffusion/conservation du patrimoine : quid d’un musée Renault ou Michelin à Paris avec de l’art japonais ? Ce musée très bien agencé avec une collection incroyable, il va cependant fermer ses portes en mai pour une durée indéfinie de travaux. Nous  avons de la chance et l’exposition du moment est le best of the best de toutes leurs expositions. C’est donc assez hétérogènes mais on peut constater que le pneu (américano  japonais ?) gonflent à bloc les caisses d’entreprises florissantes ce qui permet de s’offrir les meilleurs  impressionnistes. Cela ressemble au système américain des collections financées par les fondations privées.


Après cette journée de trois beaux musées (voir une synthèse sur les musées de Tokyo ici)  nous prenons un métro direct pour rentrer de la Tokyo station à la Ueno station un peu plus au Nord. Nous commençons juste à mieux nous repérer et comprendre le système de trains/métro. Retour à pied de la gare Ueno en traversant le parc du même nom vers le Ryokan. Diner dans un restaurant chinois. Béatrice regarde Gosford Parc de Robert Altman, mais pour Paul les veillées ne sont pas longues, endormissement immédiat et réveil à 2 heure du matin en plein forme pour lire  la biographie du général Douglas Mac Arthur (héros des tranchées Française en 1917/18 et de la guerre du pacifique 1941/45) écrite par l’excellent François Kersaudy.

Par ici la suite ...

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